Productions
Mes articles pour La Provence
De début mai à mi-juin 2024, dans le cadre de mes études de Licence à l’EJCAM, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage de six semaines au journal La Provence. J’ai pu participer à l’élaboration du journal pour l’édition « Étang », dans ma ville natale Martigues. Cette antenne couvre tout le pourtour de l’étang de Berre, de Istres à Vitrolles, en passant par Miramas, Marignane, et bien sûr, Martigues. La rédaction, composée de quatre journalistes, deux co-rédacteurs en chef et une secrétaire de rédaction, collabore étroitement avec celle de Salon-de-Provence.
Au cours de ce stage, j’ai réalisé plusieurs articles sur divers sujets locaux. Ils sont répertoriés sur cette page par ordre de publication.
Le projet AixPresse
Automne 2023, je suis en License 3 Information – Communication au sein de l’EJCAM et constate une chose : il n’existe aucun journal-école. Pas pour les L3, en tout cas. L’idée émerge en moi de créer une petite revue qui traiterait de l’actualité d’Aix-en-Provence, surtout de celle qui intéresserait les jeunes, les étudiants. Un prétexte pour écrire des articles, pour s’entraîner, pour s’entraider, pour s’informer. J’en parle à mon collègue Baptiste Martin et ensemble nous créons AixPresse, contraction d’ « Aix » (Aix-en-Provence) et de « presse », à ne pas confondre avec L’Express, bien sûr.
Tout d’abord nous lançons un compte Instagram car c’était le moyen le plus direct de parler aux jeunes de notre âge et le moyen le plus rapide de lancer le projet. Nous rassemblons une petite équipe de collègues de promo partant pour participer au projet, chacun se positionne sur la rubrique qui l’intéresse le plus : Clément, Thomas et Dylan passent leurs journées à discuter du dernier match. Naturellement, ils prennent la tête de la rubrique Sport. Marie publie tous les mois une sélection de « 5 albums à écouter » et de « 5 livres à lire » et sera rejoint par Emma au service Culture. L’autre Emma publie régulièrement « Les recettes d’AixPresse », des recettes de cuisine pas chères, adaptées à un mode de vie étudiant. Gabriel connait bien les jeunes rappeurs marseillais et créée la rubrique « Vé l’artiste » qui met en lumière des étoiles montantes du rap phocéen. Inès a travaillé chez BFMTV, elle réalise donc pour AixPresse quelques micro-trottoirs. Baptiste, Alban et moi, nous traitons les sujets de société, les manifestations, les faits divers, les évènements aixois, la politique… Ensemble, on arrive à monter un journal numérique dont nous sommes déjà plutôt fier.
Mais je reste attaché à la presse papier, j’ambitionne que l’on créé une version imprimée d’AixPresse. Baptiste partage mon idée, on se renseigne, et la possibilité d’arriver à nos fins se fait de plus en plus distinctes lorsqu’un professeur nous parle du FSDIE (Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes). En postulant à ce dispositif, on peut faire financer l’impression de notre journal. On créé une maquette, on choisie une identité visuelle, un nombre de page, une fréquence de publication, un nombre de tirage… Le jour fatidique arrive et Baptiste et moi allons à Marseille pour défendre notre projet devant un consortium de professeurs et de membres du personnel de l’université. Nous demandons une sommes très raisonnable, calculée par un imprimeur d’Aix-en-Provence.
La joie fut immense le jour où nous avons reçu la réponse positive. Le comité du FSDIE réclame seulement que l’on passe par l’imprimerie universitaire et que l’on appose un petit logo « financé par la CVEC » (Contribution de vie étudiante et de campus) sur la une. Il réclame aussi un droit de regard avant impression, mais ne l’utilisera jamais vraiment et nous n’aurions de toute façon pas accepter de modifier nos papiers pour lui (première rencontre avec la question d’intégrité éditoriale par rapport à un investisseur). Nous nous mettons d’accord sur la publication de trois fascicules couvrant chacun une période de deux mois, à environ 200 exemplaires chacun. 12 pages de papier épais et bien coloré. Nous rencontrons les imprimeurs qui donneront vie à notre journal, ils nous expliquent avec passion leur métier. Un caricaturiste du nom d’Achille, étudiant également, nous contacte car il est intéressé par notre projet. Nous implémentons ses dessins à notre journal (j’apprécie tout particulièrement le dessin de presse et fut ravi d’en introduire dans la revue).
Quasiment tous le monde dans la promo contribue ou soutien le projet. Lorsque nous réceptionnons le gros carton contenant nos 200 exemplaires, nous exultons et nous empressons de distribuer AixPresse dans les facs de la ville. Quelques exemplaires dans chaque BU, gratuitement. Nous savons à ce moment là que quelques personnes seulement le lirons vraiment, que l’impact de notre journal restera, bien sûr, très faible. Mais le projet a tout de même pris forme ! Le fait qu’AixPresse soit lu était important pour moi, mais pas autant que le fait qu’il existe. Un bon journaliste est, selon moi, plus animé par la volonté de produire une information de qualité et d’utilité publique que par la volonté de créer un produit qui pourra être le plus largement vendu et/ou consommé.
Finalement, le troisième opus ne verra pas le jour, les deux premiers ayant pris trop de retard dans le calendrier. La fin d’année arrive et on doit tous trouver un stage. Mais deux fois 200 exemplaires d’un journal créé de toute pièce, quasi sans aide des professeurs















