Revue de Presse – Semaine du 16 mars

Revue de Presse – Semaine du 16 mars

Élections municipales, Israël bombarde un champ gazier, l’Élysée contre Le Monde, Patrick Bruel accusé de violences sexuelles, Pokémon Go… Chaque semaine, retrouvez la revue de presse du BBBlog. L’essentiel de l’actualité. 

Cette semaine, en NOUVELLE-AQUITAINE

Philippe Dessertine se retire de la course aux municipales à Bordeaux et laisse champ libre à la bataille Hurmic-Cazenave

Si les élections municipales bordelaises étaient un film, le retrait impromptu de Philippe Dessertine serait un bon « plot-twist ». Rien ne l’annonçait. Même ses colistiers semblent déstabilisés par la nouvelle. Mardi 17 mars, à 18 heures, à l’heure de fermeture de la préfecture, l’économiste libéral n’avait pas déposé sa liste pour le second tour. De fait, il renonce à la course à la mairie. Pourtant, il était encore lundi soir dans les colonnes de Sud-Ouest assurant qu’il comptait bien « transformer l’essai » au deuxième tour des élections. « Je dois me rendre à l’évidence, la victoire n’est pas envisageable » a finalement déclaré Dessertine mardi soir, durant une conférence de presse solennelle. Sa candidature était arrivée troisième, dimanche soir, avec 20% des voix. Le duel est désormais clair : une union de la gauche contre une union de la droite. Pierre Hurmic, candidat à sa réélection, a une courte avance de 2% sur l’ex-ministre macroniste Thomas Cazenave. Si le second a « salué » le retrait de Philippe Dessertine et essayé de récupérer son électorat au plus vite, le second dénonce des « coup bas » et des « pressions » qui auraient conduit à la décision de l’économiste. Interrogé sur cette question, l’intéressé affirme que « des pressions, amicales et non amicales, j’en reçois et nous en recevons depuis des mois ». Pour l’instant, impossible de savoir à quel point des pressions ont été exercées sur Philippe Dessertine pour le pousser au retrait de sa candidature. En tout cas, lui ne semble pas nié qu’il y en ait eu. « Je suis un candidat hors système et la politique n’aime pas les candidats hors système » déclarait il encore récemment. Affaire à suivre.    
>>> France 3, Le Monde, Sud-Ouest
Philippe Dessertine déclarait "Nous ne participerons à aucun marchandage politique" en novembre dernier - Laurent Theillet / Sud-Ouest

Cette semaine, en FRANCE

À l’issue du premier tour des municipales, festival d’alliances dans les grandes villes  

Le premier tour des élections municipales a eu lieu le dimanche 15 mars. À son issue, un premier constat : une abstention record (hors période covid-19) avec 42% d’abstentionniste. Le deuxième constat : 94% des villes ont déjà leur maire dès le premier tour. Pour rappel, seuls les candidats obtenant plus de 10% des suffrages accèdent au second tour. Dans beaucoup de petites communes, la question ne se pose même pas car une seule liste se présente aux élections. Pour le reste, il s’agit désormais de décider de se maintenir ou pas, de fusionner ou pas, selon les calculs politiques de chacun.  
À Marseille, le candidat RN Franck Alisio arrive à seulement 4,6 points derrière le maire sortant de gauche Benoît Payan qui obtient 38,1%. Face au risque de l’arrivée de l’extrême droite à la mairie, le candidat insoumis Sébastien Delogu a proposé à Payan de fusionner leur liste. Ce dernier a refusé. En réaction, Sebastien Delogu s’est retiré. “Face à l’irresponsabilité [de Benoit Payan], nous serons responsables pour un million”, a-t-il argué. La troisième concurrente est Martine Vassal, pétainiste soutenue par Renaissance et LR.    
En remontant le Rhône, on constate une situation différente à Lyon : l’écologiste Grégory Doucet, candidat à sa réélection, est au coude-à-coude avec Jean-Michel Aulas (divers droite) mais a décidé, contrairement à Payan, d’accepter de fusionner sa liste avec celle d’Anaïs Belouassa-Cheriffi de La France Insoumise, arrivée troisième avec un peu plus de 10%. Aulas décrit cette alliance comme « l’accord de la honte » et utilise cet argument pour justifier de ne pas débattre avec Doucet durant l’entre-deux tours.  
Dans la capitale, il y a eu du remue-ménage également. Emmanuel Grégoire, premier assistant de la maire sortante Anne Hidalgo (PS), arrive en tête avec quasiment 38%. Sa principale concurrente sera Rachida Dati (LR), loin derrière avec 25,4%. Pour les trois autres qualifiés, les trajectoires ont été différentes. Le centriste Pierre-Yves Bournazel (11,3%) a fusionné avec Dati. Sarah Knafo (Reconquête!, extrême droite, 10,4%), arrivée cinquième, s’est retiré pour laisser le champ libre à Dati, qui d’ailleurs joui également du soutien du RN. La droite est unie, donc. À gauche, moins, puisque Sophia Chikirou (LFI), arrivée troisième, n’a pas obtenu la fusion qu’elle souhaitait avec Emmanuel Grégoire qui lui enjoint de se retirer.     
À Lille, le choix des Verts a rendu LFI vert de rage. En effet, une triangulaire de gauche a pris place. Le PS est arrivé en tête avec les 26% d’Arnaud Deslandes, comme prévu, mais LFI a provoqué la surprise en prenant la deuxième place avec les 23% de Lahouaria Addouche. Les écologistes, arrivés troisième, ont du faire un choix entre fusionner avec les socialistes ou les insoumis. Les deux ont fait monter les enchères mais c’est finalement le PS qui a obtenu la fusion avec les Verts (17,7% au premier tour). Pourtant, un vote interne penchait en faveur de LFI (26 voix contre 24). Mais la tête de liste Stéphane Baly a préféré l’autre option, provoquant logiquement une crise interne chez les écologistes du Nord.         
C’est un sac de nœuds d’alliances à Strasbourg. Le premier tour dépeint ce tableau : Catherine Trautmann (PS) en tête, Jean-Philippe Vetter (LR) seulement 1,5% derrière, la maire sortante Jeanne Barseghian (Verts) en troisième place et Florian Kaubryn (LFI) en dernier qualifié avec 12%. Dès le lundi, LFI s’est allié aux Verts. Trautmann fustige en arguant que cela s’oppose à « une véritable union de la gauche » mais est elle-même rejetée par son propre parti, le PS, pour s’être affiché avec un candidat centriste éliminé au premier tour. Ce même candidat qui voit le soutien de son parti, Horizons, aller au Républicain Jean-Philippe Vetter qui dans ce brouhaha espère incarner la constance.   
Une alliance PS-LFI semble tout de même possible par moment avec l’alliance autour de Johanna Roland (PS) qui affrontera Foulques Chombart de Lauwe (LR) à Nantes. Une nouvelle alliance de gauche s’est également tissée à Toulouse avec la fusion de la candidature de François Briançon (PS-Verts-PP) avec celle de l’insoumis François Piquemal. Face à cette gauche unie, le maire sortant de droite Jean-Luc Moudenc.
>>> Le MondeLibérationFranceinfoMarsactuLe Parisien

Premier procès en France autour du génocide des Yézidis   

De 2014 à 2017, les yézidis sont violemment persécutés en Irak par l’Etat Islamique. Ils sont kurdophones, pratiquent une religion qui prend ses racines dans l’ancien Iran et son jugés hérétiques par Daech. Les hommes yézidis sont tués, les femmes sont capturées et vendues entant qu’esclaves sexuelles. 16 mars 2026, le procès de Sabri Essid s’ouvre. C’est le premier procès qui ait un lien avec ce crime contre l’Humanité. Essid n’est pas là. Ce toulousain radicalisé au djihadisme est considéré mort. Il est connu comme le demi-frère de Mohammed Mera, le terroriste ayant perpétré les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban. Il n’est pas là mais la douleur qu’il a engendrée reste. Une des « esclaves sexuelles » qu’il a violées témoigne à la barre, en kurmandji : « Je suis heureuse et soulagée de pouvoir réclamer justice pour les Yézidies et pour moi-même », « C’est très difficile et je ne pense pas que le traumatisme disparaîtra un jour. Je me bats pour continuer à vivre, mais c’est dur parce que j’ai beaucoup de membres de ma famille qui sont portés disparus ». Elle raconte comment elle a été achetée en échange d’une voiture et d’une arme par un combattant de Daech puis revendue à Sabri Essid. Il l’a violé tous les jours pendant deux ans, parfois devant sa fille de seulement deux ans. Sabri Essid a été un « maillon incontournable de la chaîne criminelle » selon la plaidoirie de l’avocate générale. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité le 20 mars.  
>>> France InterLibération

Cette semaine, dans le MONDE

Bombardement du champ gazier South Pars : de l’eau dans le gaz de l’alliance américano-israélienne  

Un énorme champ gazier offshore, moitié iranien (South Pars) et moitié qatari (North Dome). 70% de l’approvisionnement en gaz de l’Iran passe par là. Tout simplement le plus grand site gazier du monde. Voilà la cible qu’a choisi de frapper Israël ce mercredi 18 mars. Seule la partie iranienne a été touchée. Des incendies se sont déclarés peu après. En riposte, la République Islamique a frappé à son tour des haut lieux énergétiques de pays du Golfe, en particulier la ville industrielle de Ras Laffan, au Qatar. Une escalade importante du conflit qui oppose Israël et les Etats-Unis à l’Iran depuis le 28 février.    
Cette frappe peut surprendre d’autant que l’état hébreu avait promis aux États-Unis de ne pas frapper de structures énergétiques. Le 7 mars déjà, Téhéran était assombri d’un nuage toxique à cause de frappes israéliennes sur des dépôts pétroliers… L’administration Trump a réagi, comme à son habitude, en s’emmêlant les pinceaux et en tordant la réalité. Dans un premier temps, elle a assuré avoir participé à l’attaque en coordonnant les frappes israéliennes. Puis, elle a finalement assuré n’avoir jamais été mise au courant de l’attaque, et qu’Israël a agit « sous la colère ». « Il ne le fera plus » a affirmé Donald Trump qui aurait demandé à Benyamin Netanyahu de ne plus frapper de cibles énergétiques iraniennes. De toute façon, les États-Unis s’étaient contredit eux-mêmes en attaquant lourdement l’île de Kharg, plaque tournante de l’export de pétrole iranien, le 13 mars. Le lendemain, dans un appel téléphonique avec CBS News, le président américain avait déclaré ceci : l’armée américaine a « complètement détruit » l’île, « mais il se pourrait que nous la frappions encore un peu juste pour le plaisir ». « Just for fun ». Aberrant.    
>>> FranceinfoHaaretzLe ParisienLibérationThe Independent
Le champ gazier South Pars / Nort Dome se trouve dans le golfe Persique et est exploité conjointement par l'Iran et le Qatar. Les infrastructures frappées par Israël se trouvent sur la côte iranienne - AP
••• Meurtre d’une famille palestinienne en Cisjordanie occupée
Dimanche 15 mars, des soldats israéliens ont massacré à bout portant un couple de Cisjordaniens (35 et 37 ans) et leurs deux plus jeunes fils (5 et 7 ans). Les deux autres enfants, de 8 et 11 ans sont donc désormais orphelins et ont été blessés par des éclats de balles. Ils ont été pris en charge à l’hôpital de Tubas. Les soldats ont ouvert le feu sur la famille dans la ville de Tammoun. Tsahal justifie la tuerie en affirmant que la voiture aurait accéléré « en direction des forces de l’ordre ». Deux autres palestiniens ont été tués par Israël en Cisjordanie le 12 mars. Les violences coloniales s’intensifient en Cisjordanie depuis le 7 octobre, cette famille massacrée n’en est que l’épisode le plus récent. Le MondeOuest-France  
••• Aucun pays n’aidera Trump a réglé ce qu’il a provoqué dans le détroit d’Ormouz  
Le détroit d’Ormouz, passage clé du commerce mondial, est paralysé depuis l’offensive du 28 février. Alors, Donald Trump a passé le week-end du 14-15 mars a faire des pieds et des mains pour obtenir l’implication de ses alliés historiques dans le déblocage du détroit. Mais ce n’est pas si simple : il faut des bateaux spécialisés, envoyer des plongeurs au moindre doute, escorter des porte-conteneurs qui doivent voguer à vitesse très réduite pour ne pas prendre de risque. Les mines sous-marines posées par l’Iran peuvent être plantées très facilement par un simple bateau de pêche et des drones Shahed peuvent surgir à tout moment. Bref, ce n’est pas un simple petit coup de pouce. Les ministres des Affaires Etrangères se sont rassemblés lundi 16 à Bruxelles et aucun d’eux n’est prêt à engager son pays dans une guerre improvisée telle que celle-ci. L’Australie et le Japon ont également refusé. Logique. La réponse de Boris Pistorius, ministre allemand de la défense, parle pour mille :   
«Nous sommes confrontés à une situation que nous n’avons pas provoquée. […] Cette guerre a commencé sans aucune consultation préalable. […] Qu’attend Donald Trump d’une poignée de frégates européennes dans le détroit d’Ormuz ? Qu’elles accomplissent ce que la puissante marine américaine, à elle seule, n’arrive pas à faire ?» Libération

Cette semaine, dans les MÉDIAS

••• « Ville des noirs » : Quiproquo raciste autour de Bally Bagayoko
Élu dès le premier tour des municipales dans la deuxième ville d’Île-de-France, Saint-Denis, Bally Bagayoko, insoumis issu de l’immigration, a été au cœur d’une tourmente médiatique raciste. Le soir de son élection, le nouveau maire est en duplex sur LCI. Darius Rochebin l’interroge sur le surnom de la ville, « La ville des rois ». Dans le raffut du duplex, certaines personnes aux biais douteux ont cru entendre Bally Bagayoko renommer Saint-Denis « la ville des noirs ». C’était prévisible, la « bollosphère » s’en est immédiatement saisi et a crié au « racisme anti-blanc ». Mais la rumeur a circulé encore plus fort lorsqu’un journaliste du Figaro, Alexandre Devecchio, la relais dans l’émission C ce soir du 16 mars. Le lendemain, Apolline de Malherbe fait la même erreur et interroge Bagayoko sur cette petite phrase. Là, le maire a l’occasion d’éclaircir la situation. « La ville des rois morts et du peuple vivant, voilà ce qu’a vraiment dit le maire le soir de son élection. La journaliste présentera ses excuses peu après sur X.  Le Nouvel Obs 
••• Le Monde dévoile que Macron a pesé sur le retrait de Knafo, l’Elysée dément
Dans cet article publié le 20 mars, les journalistes du Monde expliquent qu’au lendemain du premier tour, Emmanuel Macron aurait contacté le milliardaire Vincent Bolloré, proche de Sarah Knafo, pour que cette dernière se retire et donc favorise Rachida Dati. Cela fait suite aux propos d’Emmanuel Grégoire qui affirmait la veille sur Franceinfo que le président serait intervenu dans les négociations d’entre-deux tours pour faire en sorte que la zemmouriste se retire. Macron aurait aussi pesé dans la fusion Bournazel-Dati, destinée à ne pas trop mettre en avant Bournazel face à son patron Edouard Philippe.  Le jour même, le compte officiel de l’Élysée publie un démenti « En République, les rumeurs anonymes et sans preuves ne devraient jamais être présentées comme une information », écrit-elle. La Dépêche

Cette semaine, dans la CULTURE

Accusations de viols et violences sexuelles autour de Patrick Bruel : huit femmes témoignent auprès de Mediapart

L’enquête du média d’investigation aurait été débutée en 2018 durant la période « #MeToo » et reprise il y a plus d’un an. Ce 18 mars, Mediapart publie les témoignages de plusieurs femmes qui attestent des violences sexuelles qu’elles ont subies de la part du chanteur et acteur de 66 ans. Les faits s’étendraient de 1992 à 2019 et concerneraient au moins une mineure. La mineure en question avait 15 ans au moment où Bruel, durant l’US Open de tennis à New-York en 1992, l’embrasse de force et lui fait des attouchements aux abords du stade. Peu longtemps après, Maja (nom d’emprunt) est invitée dans sa chambre d’hôtel new-yorkaise. Elle obtient par téléphone l’autorisation parentale d’y monter mais arrive trop tard, heureusement. Yannick Noah vient de venir chercher le chanteur pour l’amener quelque part. Selon le récit de Maja, elle voit Bruel en peignoir, énervé, tandis que Noah lâche un « Ah ben Bru’, tu les prends à la maternelle maintenant ! ». 
D’autres témoignages concordants font état de violences sexuelles subies durant le festival d’Acapulco du film français, en 1997. Patrick Bruel y aurait agressé plusieurs femmes. L’une d’elles est Daniela Elstner, actuelle directrice générale d’Unifrance, organisateur du festival. Elle raconte longuement à Mediapart comment Patrick Bruel l’aurait d’abord agressé dans sa voiture puis dans son bungalow, comment elle a échappé de peu à un viol en se débattant et en criant, en s’échappant finalement et en allant se cacher derrière un arbre, abattue, traumatisée. Bruel lui aurait dit « Mais tu es qui ? Personne ne te croira. Tu n’es rien » durant l’agression. Daniela Elstner était assistante, à l’époque. Elle a déposé plainte la semaine dernière. 
La seconde procédure judiciaire à l’encontre de Patrick Bruel sur ce sujet est une enquête préliminaire pour viol ouverte à Saint-Malo. Les faits auraient eu lieu au festival du film britannique de Dinard, en Bretagne, en octobre 2012, dont Bruel présidait le jury. La plaignante n’a pas souhaité donner plus de détails. 
Ces deux procédures judiciaires sont actuellement en cours mais ne sont pas les premières. En 2019, cinq femmes travaillant comme masseuses dans différents pays du monde ont conjointement accusé Bruel de violences sexuelles. L’affaire a été classée, faute de preuves. Patrick Bruel est présumé innocent concernant l’enquête malouine et la plainte de Daniela Elstner.           
L’article de Mediapart fait part d’autres agressions ou comportements déplacés. Plusieurs professionnels du « showbiz » décrivent Bruel comme quelqu’un d’ « insistant », qui ne cachait pas son désir pour les personnes avec qui il désirait coucher, même s’il s’agissait d’une stagiaire de « 18 ou 20 ans », profitant manifestement de son aura de séducteur et de la « bruelmania » qui précipitait des foules de jeunes femmes vers lui. Par la voix de son avocat, Bruel a fait savoir qu’il « réfute absolument les allégations de violence, de brutalité, ou de contrainte […]. Il affirme n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel. »  
>>> MediapartLe Monde
Patrick Bruel est visé par deux plaintes pour viol et agression sexuelles - AFP 2024
••• Pokémon Go, 30 milliards d’images et les robots livreurs
En 2016, quand nous collections des pokémon sur Pokémon Go, Niantic, le développeur du jeu, récoltait quant à lui des milliards d’images via nos téléphones. À chaque fois que nous utilisions la caméra de notre téléphone pour capturer un Roucool, la rue devant laquelle nous nous trouvions était prise en photo par l’application. Ces 30 milliards d’images servent désormais à créer une cartographie très précise de nos villes. Niantic a déjà signé un contrat avec Coco Robotics qui déploie des robots-livreurs en Amérique et en Europe. Quand la science-fiction fait irruption dans le réel… Le Parisien
••• Rosalía lance sa tournée mondiale depuis Lyon
Devant dix mille spectateurs, au DLLC Arena, la reine de la pop espagnole Rosalía a lancé sa tournée mondiale, le Lux Tour. Elle a enchaîné les tableaux dans une scénographie inventive qui semble avoir fait l’unanimité. Arrivée sur scène en sortant d’une croix, en faisant des pointes en tutu. Plus tard, un tableau où Rosalía incarne la Joconde et où des fans ont pu monter sur scène jouer les figurants. La pop-star a allié danse, théâtre et humour avec brio. France Inter 
Les robots de livraisons CocoRobotics sont équipés de quatre caméras et pourront, grâce aux données issues de Pokémon Go, se déplacer dans des endroits inatteignables par les signaux GPS - Montage jeuxvideo.com

Cette semaine, dans le SPORT

Deux mois après la fin de la CAN, la coupe change de mains

La Confédération Africaine de Football a décidé, ce 17 mars, de retirer le titre de Champion d’Afrique de football à l’équipe sénégalaise et de le remettre au Maroc. Durant la finale, quelques joueurs sénégalais avaient brièvement quitté le terrain pour protester contre un penalty accordé au Maroc. Après de nombreux recours marocains, la CAF a jugé que cette sortie de terrain équivaut à un forfait de toute l’équipe. Le Sénégal, qui a défilé fièrement dans tous le pays avec la coupe, n’est donc plus considéré comme le gagnant de la CAN. La fédération marocaine de football a sobrement déclaré prendre en compte cette décision et rappelle qu’elle n’a jamais voulu rabaisser le niveau de jeu des Lion de la Téranga sénégalais. Une source proche du dossier affirme au Figaro qu’il s’agit surtout de faire en sorte que ce genre d’incident ne se reproduise pas sur le terrain. Un épisode plus qu’étonnant du football qui pourrait bien entacher un peu plus la crédibilité de la CAN.    
>>> Le FigaroOuest-France
Tensions sur le terrain durant le match Maroc-Sénégal en final de la CAN 2025 - sport365.fr

Mateo Blanco

Photos de couverture: . Toutes les photos utilisées sur cette page appartiennent à leurs auteurs. Le BBBlog est un projet non-lucratif et non-public. 

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